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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 15:30

Septembre 2012


 

ACCAPAREMENT DES TERRES AGRICOLES EN AFRIQUE



Par Germaine Lipeb (du RAJA France et de Partenia 2000)



Les prix des produits agricoles flambent, la hantise des terres agricoles s'accentue. original_about.jpg

 

 

 

 

 

Selon le site farmlandgrab.org,

http://farmlandgrab.org/post/special/17966

 

 

de nombreux pays non africains se lancent dans une course effrénée pour acquérir des terres de culture en Afrique. La Banque Mondiale annonce que les transactions sur le foncier dans le monde portent sur 45 millions d'hectares de terres agricoles. Les principaux investisseurs sont actuellement les États du Golfe, mais aussi la Chine, la Corée du Sud et plus récemment l'Inde. Les objectifs d'investissement sont principalement les pays d'Afrique, mais également l’Asie du Sud-Est et de l'Amérique du Sud.


Selon les estimations, la superficie des terres africaines achetées par des intérêts étrangers ces trois dernières années atteindrait 20 millions d'hectares, vendus ou loués pour des périodes allant de 50 à 100 ans. Les pays africains visés essentiellement, selon les statistiques de International Food Policy Research Institute (IFPRI) sont la RDC, le Mozambique, la Tanzanie, le Soudan, l'Ethiopie, Madagascar, le Mali, etc. Ces chiffres sont éloquents.


Certains pays se posent en champions en encourageant le phénomène. Trouver la terre moins chère, partout où elle se trouve devient leur leitmotiv.

A qui profitent ces investissements et que valent les droits traditionnels ?

Le premier problème est que souvent en Afrique les droits de propriété privée ne sont pas, ou très peu, reconnus. Les fermiers originaires n’ont accès à aucun titre formel ni de juridictions « officielles » où faire valoir leurs droits traditionnels. En effet, les droits de propriété fonciers en Afrique ne sont  qu’une tradition.


Mais cela ne signifie pas qu’ils n’existent pas ou qu’ils ne sont pas légitimes. Le problème est que la propriété traditionnelle, qui jadis était très respectée ne l’est plus. Elle est  remplacée par la propriété étatique, dont les bureaucrates, très souvent corrompus sont aux commandes des droits sur les terres. La plupart de ces bureaucrates bafouent simplement le droit  traditionnel à leur propre profit et les fermiers traditionnels constatent que leurs terres sont qualifiées de « non-propriété disponible », c’est-à-dire qu’ils ont été expropriés.

Alors à qui profitent ces investissements ? Retenons parmi les exemples (voir encadrés), le cas de l'entreprise SOMDIAA au Cameroun.


 

Peuples-solidaires.jpg

 

 

 

 

Pour Camille Bethoux, de l'association Peuples solidaires :

http://www.peuples-solidaires.org/

 

  

 

« c'est un parfait exemple d'accaparement de terres par une entreprise étrangère, sans consultation des communautés locales, dans le but d'utiliser les meilleures terres pour une agriculture industrielle, au détriment de la sécurité alimentaire et des cultures vivrières ».


http://www.peuples-solidaires.org/somdiaa-quand-la-temperature-monte-le-sucre-fond/

 

 

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Voir aussi :

L’accaparement des terres dans différents pays d’Afrique : Cameroun

 

 

 


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Published by Gérardw
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Octobre 2009,


Les associations de la Coalition Publiez Ce Que Vous Payez – France, se retrouvent à Paris, au Secours Catholique, rue du Bac, avec Marou Amadou et Ali Idrissa, tous deux membres de la coalition PCQVP – Niger.

Marou a été arrêté et incarcéré le 10 août pour les positions qu'il avait prises en tant que Président du Fusad sur le coup d'état constitutionnel. Il a été mis en liberté provisoire après cinq semaines d'incarcération et vient quelques jours en France et en Belgique. C'est l'opportunité pour nous de rencontrer ces deux militants.


Je suis allé à cette rencontre avec camescope et appareil photo. Mais en les entendant et en comprenant ce qui se passe au Niger, je me dis : « Vaut mieux ne pas sortir mes appareils. Mettre Marou et Ali sur internet, c’est les exposer un peu plus ».

Je leur pose tout de même la question :

- « Il vaut mieux éviter les photos et les interviews sur internet ? ».

Mais, surprise :

« Non, au contraire. Vous pouvez filmer, faire connaitre notre combat. Nous voulons vivre. Nous n’avons pas peur. Nous voulons une meilleure répartition des richesses, nous voulons un peu plus de démocratie. Pourquoi avoir peur ? Nous ne pouvons pas vivre dans la peur. Soutenez nous. »


Gérard Warenghem

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