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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 11:20

 

2. EN  COTE D’IVOIRE

 

 

 

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Patrick N’Gouan, Coordonnateur national de la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI)

qui regroupe 47 organisations.

Son slogan officiel est « Agir ensemble et bâtir durablement ».

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez Patrick Ngouan sur Dailymotion, la vidéo : Entretien avec Patrick Ngouan

 

 

 

LA CONVENTION DE LA SOCIETE CIVILE IVOIRIENNE (CSCI) est une coalition organisationnelle ivoirienne créée en janvier 2003 au départ par la Ligue ivoirienne des droits de l'homme en réponse à la Crise politico-militaire débutée en octobre 2002. Puis, elle s'est renforcée en 2005 pour représenter l'ensemble des citoyens ivoiriens. Elle a pour but de faire participer les forces vives aux objectifs de la Côte d'Ivoire, de réunir l'ensemble des ivoiriens autour du projet de la nation.

La CSCI est dotée depuis le 15 février 2008 d'une charte de 38 articles définissant la composition et le fonctionnement de la convention. La CSCI est composée de l'ensemble des organisations représentant le peuple ivoirien (centrales syndicales, ONG, partis politique, chefferies traditionnelles, organisation religieuses). Elle comprend au total 132 structures nationales.

Sa mission est de rebâtir la Côte d'Ivoire, de mettre en place un nouveau contrat social, d’assurer la stabilité politique et une démocratie participative, et de mettre en place un contrat de développement économique (Extraits de Wikipedia). Le coordonnateur de la Convention de la société civile ivoirienne est donc actuellement Patrick N’Gouan.

 

Voici une liste – fastidieuse -  mais qui montre la diversité et la richesse de la CSCI :

 

 

QUELQUES ORGANISATIONS MEMBRES DE LA CSCI

 

I - CONFESSIONS RELIGIEUSES ET CHEFFERIE TRADITIONNELLE

 

CJP : Commission Justice et Paix de l’Eglise Catholique

CNI : Conseil National Islamique

EMUCI : Eglise Méthodiste Unie de Côte d’Ivoire

CCRP : Collectif des Confessions Religieuses pour la Paix

FECI : Fédération Evangélique de Côte d’Ivoire

FOI : Front de la Ouma Islamique

CSRCTCI : Conseil Supérieur des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire

 

 

II - ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES

 

AECI : Association des Écrivains de Côte d’Ivoire

AFJCI : Association des Femmes Juristes de Côte d’Ivoire

CCI : Chambre de Commerce et d’Industrie

CGECI : Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire

CNMCI : Chambre Nationale des Métiers de Côte d’Ivoire

FEDESI : Fédération pour le Développement du Secteur Informel

FENACCI : Fédération Nationale des Commerçants de Côte d’Ivoire

FIPME : Fédération Ivoirienne des Petites et Moyennes Entreprises

FNIH : Fédération Nationale des Industries Hôtelières

SYMACI : Syndicat des Magistrats de Côte d’Ivoire

UGTCI : Union Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire

UNAGCI : Union Nationale des Greffiers de Côte d’Ivoire

UNIPL : Union Nationale Ivoirienne des Professions Libérales

UNJCI : Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire

UPECI : Union Patronale des Électriciens de Côte d’Ivoire

 

 

III – ORGANISATIONS DE DROITS DE L’HOMME ET  DE DEMOCRATIE

 

ACAT : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture

APDH : Action pour la Protection des Droits de l’Homme

Club UA-CI: Club Union Africaine de Côte d’Ivoire

FACCI : Fédération des Associations de Consommateurs de Côte d’Ivoire

LIDHO : Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme

 

 

 

IV- ORGANISATIONS DE PROMOTION HUMAINE ET D’EDUCATION CIVIQUE

 

ACEEPCI : Association Chrétienne des Élèves et Étudiants Protestants de Côte d’Ivoire

AEEMCI : Association des Élèves et Étudiants Musulmans de Côte d’Ivoire.

AIBEF : Association Ivoirienne pour le Bien-être Familial

ASAPSU : Association de Soutien à l’Auto Promotion Sanitaire Urbaine

ARK : Animation Rurale de Korhogo

CFELCI : Coalition des Femmes Leaders de Côte d’Ivoire 

CFRAR : Centre de Formation et de Recherche en Animation Rurale

FEMAJECI: Fédération des Mouvements et Associations de Jeunesse et d’Enfance de Côte d’Ivoire

FIACU : Fédération Ivoirienne des Associations et Clubs UNESCO

FNDP : Forum National Dette et Pauvreté

ICCI : Initiative et Changement en Côte d’Ivoire

JEC : Jeunesse Estudiantine Catholique

MMF : Marche Mondiale des Femmes

OASIS international

OFACI : Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire

PSCD : Projet de Santé Communautaire et de Développement

READ: Réseau pour l’Environnement  et l’Action de Développement Durable

RIOF : Réseau Ivoirien des Organisations de Femmes

WANEP-CI: West Africa Network Education for Peace building Côte d’Ivoire.

 

V- ORGANISATIONS AYANT UN STATUT D’OBSERVATEUR

 

AGEECI : Association Générale des Élèves et Étudiants de Côte d’Ivoire

 

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DU 16 AU 23 MARS 2009 :

LES « JOURNÉES DU CONSENSUS NATIONAL »

 

Le  22 janvier 2009, Patrick N'Gouan, coordinateur national de la Convention de la société civile ivoirienne, annonce que des associations de la société civile ivoiriennes, représentées par quelque « 400 personnes » issues du secteur privé, des syndicats, des ONG et de la chefferie traditionnelle, participeront du 16 au 23 mars à des « journées du consensus national » pour « réconcilier » le pays et lui permettre de devenir un « pays émergent » d'ici 2025. Finalement, ces journées auront lieu du 22 au 29 mai 2009.

 

 

 

Extraits d’une interview de Patrick Ngouan, parue dans « L'inter, quotidien ivoirien d'informations nationales et internationales »

Jeudi 16 avril 2009 par Hippolyte Oulaï

 

Patrick N’Gouan, pourquoi avez-vous décidé d’organiser les journées de consensus national et pour quels objectifs ?

Patrick N’Gouan : Le consensus national a trois objectifs : le premier, c’est de tirer les leçons des crises successives que la Côte d’Ivoire a connues depuis le début des années 80 ; deuxièmement, mettre en place les conditions d’une sortie rapide, pacifique et définitive de la crise ; troisième objectif, mettre en place un nouveau contrat social, se mettre dans la perspective qui fera de la Côte d’Ivoire un pays émergent d’ici à 2025 et un pays industrialisé en 2040. Et ces enjeux nous semblent plus importants que les questions d’enrôlement et d’élections. D’ici fin 2010, il faut qu’on ait réglé les questions d’identification, fini les élections pour en arriver aux enjeux plus élevés qui sont la compétition internationale, et qui ne pardonnent pas les retardataires, parce que la Côte d’Ivoire prend du retard.

Comment seront organisées ces journées, en quoi est-ce qu’elles seront différentes du forum de réconciliation de 2001 ? Quelle méthodologie allez-vous appliquer ?

P. N’Gouan : Les journées de consensus national que nous voulons organiser sont un forum d’échanges. En 2001, quelque temps avant le forum de réconciliation, la LIDHO avait organisé un séminaire pour proposer une méthodologie pour le forum. Cette rencontre avait réuni les corps sociaux, les partis politiques, mais personne ne nous a écouté. Ils sont donc allés faire ce forum comme un forum de défoulement. Il n’y a pas eu d’échanges. Et à la fin, le directoire, de manière unilatérale, a produit 14 résolutions. Et après ces 14 résolutions prises de manière non démocratique, puisque pas discutées en plénière, n’ont pas été appliquées. Ce que nous voulons faire en 2009 est sur plusieurs plans différent de ce qui s’est passé en 2001. A la présentation des vœux en janvier 2007, l’archevêque d’Abidjan parlant au nom des confessions religieuses, avait demandé au Chef de l’Etat de s’impliquer dans l’organisation des journées de consensus national en donnant ne serait-ce que sa caution morale. Le Chef de l’Etat, à l’époque, avait dit qu’il n’y croyait pas parce qu’on avait fait le forum de réconciliation en 2001. Ça n’a pas empêché les gens de prendre les armes. L’archevêque lui a rétorqué que le forum de 2001 a été organisé, dirigé - pour ne pas dire manipulé - par la classe politique et que le consensus national de 2009 sera organisé, orienté, dirigé par la société civile. Ce sont des personnalités reconnues pour leur neutralité, leur intégrité  qui vont diriger les travaux durant les journées de consensus national. C’est la première grande différence.

La deuxième grande différence, c’est que le processus sera plus participatif parce que du point de vue de la méthodologie, un document de travail provisoire a été conçu à partir d’un ensemble de documents importants sur le passé, le présent et le futur de la Côte d’Ivoire. Ce document de travail provisoire a été envoyé à tous les futurs invités (personnalités et structures) aux journées de consensus national qui ont un mois pour faire venir leurs observations. Elles seront intégrées au document afin que le comité scientifique en tire un projet de mémorandum. Donc, on n’ira pas aux journées de consensus national pour s’insulter, mais pour s’entendre sur le diagnostic qui est contenu dans le mémorandum. 400 délégués issus des forces vives du pays (Institutions, syndicats, organisations professionnelles et ONG) sont attendus à ces assises qui ne seront pas ouvertes à n’importe qui. Ce ne sera pas une foire de défoulement.

Le projet est certes ambitieux, mais ne craignez-vous pas un blocage de la part des politiques ? Suffit-il que ce mémorandum soit signé pour qu’automatiquement le parlement l’adopte sous forme de loi ?

P. N : Il n’y aura pas de blocage. Actuellement, nous travaillons avec les partis politiques qui, au début, étaient un peu réticents voire hostiles à l’idée du consensus national. Aujourd’hui, tout le monde a adhéré. Tous les signataires de Marcoussis (le FPI, le RDR, le PDCI, le PIT, l’UDPCI, le MFA, l’UDCY, les Forces nouvelles) ont désigné des cadres qui les représentent ici et avec qui nous tenons régulièrement des réunions sur le consensus national. Donc, si les partis politiques, les religieux, les chefs coutumiers, le secteur privé, les ONG, les syndicats, les consommateurs, si nous tous, c’est-à-dire l’Etat, l’administration, si nous nous entendons tous sur un document, je ne vois pas quel groupe parlementaire prendrait le risque devant le peuple, de faire campagne contre ce document.

 

Les journées de consensus national ont été plusieurs fois reportées. Finalement, quand et où auront-elles lieu ?

P. N : Nous allons organiser les journées de consensus national ici à Abidjan, au Palais de la Culture, du 22 au 29 mai 2009. Nous avons des promesses de financement de l’Etat, du PNUD, de l’UE, et nous faisons des cotisations au sein de la CSCI. Nous attendons donc que ces promesses se transforment en liquidité le plus tôt possible pour nous permettre de bien organiser ces journées. Nous souhaitons que tous les Ivoiriens se mobilisent et donnent des contributions sous plusieurs formes (financières, morales, diplomatiques, politiques). Même si nous n’avons pas la totalité du budget qui s’élève à 350 millions, nous aurons au moins les 4/5 pour organiser ces journées.

 

 

 

 

 

 

ELLES ONT EU LIEU … !

lu sur Abidjan.net … :

 

ABIDJAN - Plusieurs associations affirmant représenter la société civile ivoirienne ont lancé vendredi à Abidjan des "journées de consensus national", afin d`être associées au processus de paix en cours dans le pays et surmonter la crise née du coup d`Etat manqué de 2002. Quelque 400 personnes issues du secteur privé, d`associations, des syndicats, de l`administration et des partis politiques doivent prendre part à ces "journées" qui s`achèveront le 29 mai. Elles veulent "tirer les leçons de la crise ivoirienne", "accélérer le processus de sortie de crise" et "poser les bases d`un nouveau contrat social pour la renaissance de la Côte d`Ivoire", qui doit devenir "un pays émergent d`ici 2025 et un pays industrialisé d`ici 2040".

 

 

 

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La Côte d’Ivoire

D’une superficie de 322 462 km2, elle est limitée au nord par le Mali et le Burkina Faso, à l’ouest par le Liberia et la Guinée, à l’est par le Ghana et au sud par l’océan Atlantique. La population, dénombrée à 15 366 672 habitants en 1998[1], est estimée à 19 997 000 habitants en  2009]. La Côte d’Ivoire a pour capitale politique et administrative Yamoussoukro (Abidjan demeurant capitale économique), pour langue officielle le français et pour monnaie, le franc CFA.

D’abord protectorat français en 1843 et devenue colonie française en 1893, le pays acquiert son indépendance le 7 août 1960, sous la houlette de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République.

 

 

 cote d'ivoire

 

 

 

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Octobre 2009,


Les associations de la Coalition Publiez Ce Que Vous Payez – France, se retrouvent à Paris, au Secours Catholique, rue du Bac, avec Marou Amadou et Ali Idrissa, tous deux membres de la coalition PCQVP – Niger.

Marou a été arrêté et incarcéré le 10 août pour les positions qu'il avait prises en tant que Président du Fusad sur le coup d'état constitutionnel. Il a été mis en liberté provisoire après cinq semaines d'incarcération et vient quelques jours en France et en Belgique. C'est l'opportunité pour nous de rencontrer ces deux militants.


Je suis allé à cette rencontre avec camescope et appareil photo. Mais en les entendant et en comprenant ce qui se passe au Niger, je me dis : « Vaut mieux ne pas sortir mes appareils. Mettre Marou et Ali sur internet, c’est les exposer un peu plus ».

Je leur pose tout de même la question :

- « Il vaut mieux éviter les photos et les interviews sur internet ? ».

Mais, surprise :

« Non, au contraire. Vous pouvez filmer, faire connaitre notre combat. Nous voulons vivre. Nous n’avons pas peur. Nous voulons une meilleure répartition des richesses, nous voulons un peu plus de démocratie. Pourquoi avoir peur ? Nous ne pouvons pas vivre dans la peur. Soutenez nous. »


Gérard Warenghem

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